Depuis l’ordonnance n°2018-1125 du 12 décembre 2018,
il est en effet possible de solliciter l’effacement anticipé des informations personnelles inscrites au
TAJ ou l’ajout d’une mention qui empêchera la consultation et l’utilisation des données en cas d’enquête
administrative.
Ces informations ne pourront donc plus être utilisées pour refuser un agrément
ou un emploi soumis à enquête administrative.
A peine d’irrecevabilité,
la demande d’effacement du TAJ ne peut être présentée que si le bulletin n°2 du casier judiciaire du
requérant est vierge.
Le TAJ est un fichier commun à la police et à la gendarmerie nationale venant en remplacement des
fichiers STIC de la police nationale et JUDEX de la gendarmerie nationale,
qui leur permet d’avoir accès à tous les antécédents judiciaires d’une personne,
qu’elle soit mise en cause ou victime.
Le TAJ est consulté pour les besoins d’enquêtes
judiciaires par les agents de la police et gendarmerie nationales,
par les douanes judiciaires ou par les magistrats du parquet mais également pour la réalisation
d’enquêtes administratives,
qui interviennent par exemple lors de l’examen d’entrée dans la police ou la gendarmerie,
pour la délivrance d’un agrément CNAPS,
ou lors de l’examen d’une demande d’acquisition de la nationalité française…
L’inscription d’une
personne au TAJ,
même si elle est n’a pas été condamnée,
peut donc avoir des conséquences importantes sur sa vie professionnelle et personnelle.
Les décisions de classement sans suite n’entraînent pas l’effacement des données inscrites au TAJ.
La dispense d’inscription au bulletin n°2 du casier judiciaire,
l’amnistie,
la grâce ou la réhabilitation sont sans effet sur l’inscription au fichier TAJ.
Lorsque la personne est mise en cause :
Lorsque la personne est victime :
De nombreuses personnes y ont accès :
Les données concernant les personnes mises en cause majeures sont conservées 20 ans. Par exception,
elles peuvent être conservées 5 ans ou 40 ans pour certaines infractions spécifiques.
Les données concernant les personnes mineures mise en cause sont conservées 5 ans. Par exception,
elles peuvent être conservées 10 ou 20 ans pour certaines infractions spécifiques.
Les données concernant les victimes sont conservées au maximum 15 ans.
Les données concernant les personnes faisant l’objet d’une enquête ou d’une instruction pour
recherche des causes de la mort, de blessures graves ou d’une disparition au sens de l’article 74 et
74-1 du Code de procédure pénale sont conservées jusqu’à ce que l’enquête ait permis de retrouver la
personne disparue ou d’écarter toute suspicion de crime ou délit.